| Dans le flou des chemins de hasard Enserrant mes larmes dans ma main Et griffonnant l’heure de mon départ Je me pousse vers cet horizon incertain
Dévêtue de mes peurs, de mes chimères Je déserte ma vie plantée en terrain vague Pour l’inconnu cousu au fil des mystères Barrant à l’instant la route où je divague
Délivrée des craintes, de l’ombre obscure Je délaisse le vent mauvais du froid matin Pour mettre du soleil dans ma chevelure Et partir à la cueillette des jours en satin
Parée des feuilles dorées de l’espérance J’achève les sanglots longs des violons Pour découvrir le seuil de la délivrance Et voir enfin sourire le ciel en floraison |