Tant qu'une larme ira
| Mes yeux éblouis sans la crainte de la foudre Ni la peur de l’éclair et des jeteurs de poudre N’ont vu que les lambeaux des étoiles éphémères Et gît fardée de sang l’ombre de mes chimères J’expie et meurs d’avoir osé poser mes yeux Sur l’impossible amour, délit aventureux Mon âme est, je le sais condamnée à l’exil Tant qu’une larme ira se poser sur mes cils Un voile troublant s’en va se retourne et rit Assassin de sommeil me glace sans répit Ce fantôme me hante encore l’œil menteur J’écris à la lune au crayon noir de la peur Délivre-moi de toi, redonne-moi la foi Ôte l’obscurité de devant mes yeux cois Que je retrouve enfin l’espoir d’autres saisons Amour et partage en de nouvelles moissons |
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