Ton dessin par Condor
| Du visage il n’y a qu’une ligne parfaite On y voit cependant un sourire à la fête Et sous le front gracile un regard malicieux Illumine en riant des cheveux délicieux Le cou est si fragile au-dessus de l’épaule Légèrement penchée quand ton fusain la frôle Et le bras est si long qu’on n’en voit pas la main Qui caresse la soie de ton papier carmin Le nombril est planté au milieu de la toile Et brille comme brille une incroyable étoile Sur le drap transpercé des diamants de la nuit Et qu’en pensant à toi je regarde aujourd’hui Un tissu merveilleux est noué à la taille Qui cache le terrain des plus belles batailles Mais mon esprit se trouble à de viles pensées Quand je veux deviner ces courbes insensées Allez, Mary, allez, maintenant je l’avoue Ce n’est ni le drapé ni la main ni la joue Qui obsèdent ma vue, Mary, sur ton dessin C’est la poitrine nue et le galbe des seins 30 juin 2005 |
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